Chevrette Nomade

Il y a un an

Il ne se passait rien...

Dimanche 19 février 2012 à 18:42

Escort-girl ou équipière McDo ?
http://maud96.cowblog.fr/images/Avril2010/Etudianteprostitution-copie-1.jpgLa lecture hier soir de cet article ici  m'a troublée..(cliquez sur l'image à gauche)
L'article mérite d'être lu jusqu'au bout...
Cela se passe en France (selon le syndicat Sud Etudiant, plusieurs milliers d'étudiant(e)s se prostitueraient), mais sans doute aussi dans beaucoup de pays à travers le monde ( beaucoup d'étudiants d'Amérique du Nord ou d'Angleterre ne peuvent "exister" comme étudiants, çàd payer leurs droits d'inscription à l'université qu'en engageant des emprunts bancaires importants)
Le dilemne, selon beaucoup :
- Accepter 10 r.v. d'une heure à 200€ de l'heure ou PLUS (click)
ou...2° -120 h.mensuelles dans un fast-food" (lire ici les témoignages de salariés par exemple pour McDo)
Bien tentant pour beaucoup d'étudiantes qui ont peur des fins de mois, ou doivent abandonner leurs études !
L'hypersexualisation sociétale, la facilité de contacts par Internet, la solitude de l'étudiante "paumée" affectivement dans un "studio" chèrement payé, un féminisme parfois mal compris ("mon corps m'appartient") et la sous-évaluation des risques...  autant de facteurs qui peuvent pousser une étudiante à préférer, de temps à autre, émoustiller un quinquagénaire friqué que risquer son temps d'études à s'épuiser pour un salaire minimum.

Cette question existentielle est aussi posée (plutôt mal) par le film "Elles", paru ce mois de Février 2012 ( réalisé par Malgorzata Szumowska avec Juliette Binoche, dans le rôle principal).
Bande-annonce du film "Elles" (1mn48)
Par Soliworld le Dimanche 19 février 2012 à 18:49
C'est également le reproche que je fais au film: être trop centré sur le rôle de Juliette Binoche, au détriment d'un véritable centrisme sur le problème de la prostitution étudiante.
Par alyane le Dimanche 19 février 2012 à 18:54
J'ai déjà lu des articles sur la prostitution étudiante, beaucoup ont du mal à boucler leur budget. La question est même posée au sein de l'université et étudiée...Les parents n'ont pas toujours les moyens pour payer les études qui reviennent couteuses...
Un sujet délicat!
Par Kyra le Dimanche 19 février 2012 à 19:01
J'avais déjà vu et lu des reportages et articles qui traitaient de la prostitution des étudiantes pour arrondir les fins de mois et ça m'avait tellement choquée..
Encore un truc de plus que me donne envie de gerber tripes et boyaux !
Par MiMiNe le Dimanche 19 février 2012 à 19:27
Tiens en survolant vite fait l'avis de mes chers collègues Mcdonaliens je ne suis rendu compte qu'il y avait un trou entre 2009 et 2011 sur les avis... Intriguant n'est ce pas ?!

Pour en revenir au sujet, j'ai vu quelques reportages par rapport au film donc au sujet, d'ailleurs une fille a crée une sorte de syndicats mais c'est une étudiante qui est plutôt "fière" de le faire...

Sinon j'ai entendu aussi je crois que c'était en même temps que le classement des universités dans le monde... que les françaises étaient les moins chères donc je suppose que dans les autres pays ça doit être bien pire !
Par Vicente le Dimanche 19 février 2012 à 22:35
(La relou qui poste sans arrêt (rien que pour toi, héhé) des commentaires de 30 km)

Il y a quelques passages qui me semblent être plutôt bidons, ça discrédite un peu le propos du truc. « Il y a aussi des étudiantes qui n'ont pas besoin d'argent, mais qui se prostituent pour sortir des carcans familiaux, d'une ambiance pesante, rigoriste, où la sexualité est un sujet tabou. Elles veulent exprimer un côté caché. La société considère qu'il est normal qu'un homme puisse multiplier les relations, c'est plus mal perçu pour une femme » Wé, donc une femme ne peut pas coucher avec qui elle veut sans réclamer du fric ? Sous prétexte que « Ces filles se disent, « quitte à être une pute, va pour la prostitution ! » . C’est complètement stupide, limite révoltant, ça entretient juste le délire selon lequel les femmes sont forcément vénales. Il y a une différence entre coucher avec quelqu’un qu’on aura rencontré à une soirée sur un coup de tête parce qu’on est « libérée », parce qu’il nous plait que de coucher avec un des types qui nous propose du fric qu’on « a choisi » parce qu’il est moins pire que les autres. La prostitution, on peut en dire ce que l’on veut, selon moi, ça reste de l’assujettissement à une condition, qu’elle soit sociale, financière ou même (et souvent) psychique (répétition d’une scène traumatique, entretien d’un statut victimaire, d’une emprise dont à été la cible, autodestruction ou autres). C’est un viol qu’essaye de justifier un peu d’argent, « J’en avais besoin », « Je vais pouvoir m’offrir pleins de belles choses », mais au final on ne s’enrichit que de mépris, que se soit de soit ou des autres. C’est mettre du sel sur la blessure. Pour pouvoir supporter tout ça on peut revendiquer ce que l’on fait en mode déni complet, se donner l’impression qu’on a le contrôle sur tout ça « parce qu’on choisit », qu’on domine « parce qu’on fait payer ». C’est du vent, il suffit d’avoir un minimum d’empathie, d’humanité, de se rendre compte de la violence de l’acte et de ne pas prendre les femmes pour des salopes vénales pour s’en rendre compte. Légaliser la prostitution, c’est légaliser le viol de personnes qui sont vulnérables. « On dit » pourtant que la prostitution est nécessaire pour limiter le viol, mais des études ont clairement montrées que c’était l’inverse qu’on pouvait observer, il y a davantage de viol dans les pays plébiscitant la prostitution, ce qui parait logique.
On compare ça au fait de s’épuiser au Mcdo, mais c’est bidon (vocabulaire limité ou fétichisme du mot). C’est même une grosse connerie. C’est quoi le message, prostitution = argent facile ? La blague. Je ne vois pas ce qu’il y a de facile dans le fait d’être réduit(e) à l’état de toilette public, d’être violé(e), frappé(e) et que ce soit « normal », autorisé par l’argent. Pour aller jusqu’au bout de cette démarche prostitutionnelle je pense qu’il faut être quand même dans une configuration mentale plutôt instable, dépressive, de rejet de soi, particulière et vulnérable quoi. Il y a pas mal d’étapes à passer (y penser, s’en convaincre, poster une annonce, lire les mails, répondre, etc.), étapes à laquelle la réalité des choses devient de plus en plus fulgurante, étouffante et effrayante. Je ne pense pas que quelqu’un qui fait ça juste pour s’acheter un nouveau sac, ou même par « « « « « « facilité » » » » » » ne les dépasse. Si ce n’était qu’une question d’argent, pour les étudiants, lorsqu’il y a des problèmes d’argent il existe pas mal de solutions. Un rendez-vous avec une assistance sociale accessible gratuitement dans pas mal de structures peut aider. L’argent n’est dans ce cas pas une motivation suffisante, ni en ce qui concerne les femmes intégrées socialement qui font ça. Le plaisir alors ? Et quel plaisir d’être l’orifice dans lequel un pauvre type va juste se vider les couilles. Faut pas déconner. (Bonjour, je suis vulgaire).
Par lancien le Lundi 20 février 2012 à 9:51
C'est une des hontes de notre monde actuel. Je connais plusieurs jeunes qui font leurs études en travaillant dans un Mc Do et ce n'est pas marrant et c'est épuisant au point que je me demande comment elles arrivent à travailler en plus. Alors je ne jetterai pas la pierre à celles qui se débrouillent autrement, mais aux gouvernements successifs qui ont détruit l'éducation, ont terni l'image du travail manuel, envoyant tout le monde dans le supérieur, qui n'ont pas fait construire assez de logements et laissent proliférer les marchands de sommeil et qui favorisent l'enseignement privé et enlèvent les crédits à l'enseignement public. Quand j'étais à l'X, il y avait plus de fils d'ouvriers et de familles modestes qu'aujourd'hui. Ils avaient eu des bourses, et les grands lycées de Paris avaient des internats, ils sélectionnaient les élèves d'après leurs résultats quelques soient leurs origines et les profs de taupe ne faisaient pas de différence. Mais à l'époque, les imbéciles racontaient que les filles n'étaient pas douées en maths. Pourtant une de mes amies est entrée à Normale sup et une autre à Centrale. Certaines choses se sont améliorées mais d'autres ont empiré. C'est triste.
Par maud96 le Lundi 20 février 2012 à 12:27
Oh oui... un lllooooonng com ! Que d'aspects du problème tu soulèves... De quoi faire méditer tout le monde ! Merci !
Par azona le Lundi 20 février 2012 à 14:03
J'avais vue il y a quelques années de cela un reportage sur les étudiantes qui arrondissaient leurs fins de mois ainsi...

Personnellement, j'ai trouvé ça triste. Triste pour elles, triste d'en arriver là. De nos jours alors que nombreuses études ne paient plus (pas sûr de trouver un travail et payer "correctement"), le prix à payer pour un diplôme ne devient il pas indécent?

Je n'ai jamais connu la faim, ni la réel pauvreté et misère, en arriver là, pour moi ce serait inconcevable, aucunes études (à mes yeux) ne peut avoir un tel prix!

Mais il est vrai que de nos jours le sexe est partout, les tabous tombent, l'argent domine et commande tout, et pour beaucoup l'argent vaut tous les sacrifices...
Par monochrome.dream le Lundi 20 février 2012 à 18:12
J'ai lu les commentaires, aussi (ici et sur l'article de ladepeche) : ça me laisse muette et songeuse...
Par Le Glandeur le Lundi 20 février 2012 à 21:12
"Cette question est aussi posée (plutôt mal) par le film Elles"

Moi je l'ai trouvé vraiment bien ce film. Il donne à voir une toute autre image de ces prostituées étudiantes. Des filles qui ne sont pas du tout des "victimes", mais au contraire : plutôt épanouies, maître de leur vie et de leurs choix. Ces filles sont durement stigmatisées parce qu'elles ont brisé le tabou ultime, fait le truc qui ne se fait pas : demander de l'argent pour ce qui doit rester gratuit, le sexe. J'ai bien aimé ce film en qu'il arrive à retourner pas mal de clichés (dont pas mal de sexistes) sur la prostitution. (Vicente en balance pas mal par exemple, "je pense qu’il faut être quand même dans une configuration mentale plutôt instable, dépressive, de rejet de soi, particulière et vulnérable quoi".)

Après c'est vrai qu'il est pas dans la dénonciation, du genre "c'est la catastrophe tout le monde se prostitue", mais je pense pas que ce soit l'objet du film. Il propose plutot un autre point de vue, trop rarement entendue.
Par Le Glandeur le Lundi 20 février 2012 à 21:18
Et le film casse aussi pas mal de clichés sur les clients des prostitués : ils ne sont pas des loosers, mais en fait n'importe qui. Le portrait-type c'est 50 ans, marié qui s'ennuie. Presque tout le monde en fait !^^

Puis des clichés renversés sur le boulot d'une prostituée aussi. Non il ne s'agit pas de se faire baiser et traiter comme une salope des heures durant. Le film montre plutôt des mecs un peu perdus, qui viennent autant pour parler que pour le sexe en lui même, pour avoir un peu d'affection en fait.

Là ça me fait penser au bouquin de Despentes "King Kong Theory". Il y a un chapitre où elle raconte l'époque où elle se prostituait via le Minitel. Et elle dit que prostituée, en fait, c'est presque du social. T'as des mecs qui te pleure dans les bras, d'autres, vieux, plein de solitudes. Mais le plus souvent : très tendres, très respectueux. En tout cas bien moins violents et porteurs d'humiliations que ceux qui ne font pas appel aux prostituées mais qui se permettent de les juger, de les insulter, de les peindre de clichés.
Par maud96 le Lundi 20 février 2012 à 23:15
Je suis contente d'avoir ton avis (le film n'est pas paru à Montréal, je ne l'ai pas vu et me basais donc surtout sur un article du Monde et le "décalage" entre toutes les critiques du film qui ne parlent que de J. Binoche et le thème de mon article (les étudiantes)
Tu amènes un point de vue "déculpabilisateur" qui me paraît important, et, curieusement, correspondre au "fond" du film auquel Juliette Binoche s'est risquée.
Par autresrimes le Mardi 21 février 2012 à 10:58
hello Maud
effectivement l'article mérite d'être lu jusqu'au bout. pour le film je n'ai pas eu l'occasion de le voir, j'en ai entendu de bonnes critiques . j'ai bien aimé Juliette Binoche dans d'autres films,une bonne actrice , peut être que j'irai voir ce film ?
sujet pas simple et d'actualité.
Certains étudiants ont la chance d'avoir des parents qui peuvent les aider financièrement mais d'autres sont obliger de se trouver un travail en plus de leurs études ou de choisir de se prostituer mais un choix,une décision pas facile à prendre j'imagine !!!!


A+ du troubadour Emmanuel
Par Vicente le Jeudi 23 février 2012 à 21:24
Rapport au commentaire de "Le Glandeur" qui ne le lira probablement pas. Non, il ne s'agit pas de clichés. Pour ceux qui s'intéresserait au sujet je vous invite à faire des recherches sur Cairn ( notamment sur la prostituion de façon général, les liens d'emprise, la ré-actualisation de scène traumatique, etc. et d'aller sur le site des différentes associations qui agissent aux côtés des personnes prostituées, notamment le nid qui fait également de la prévention pour de donner une idée réelle de ce qu'est à la prostitution au public (pour parer à l'image "glamour" et "pseudo-libéré" qu'on essaye d'y accoler) http://www.mouvementdunid.org/-La-prostitution-
Par Le Glandeur le Vendredi 24 février 2012 à 1:08
@Vicente
Certes. Mais tu peux pas non plus nier que des trucs comme le STRASS existe (http://site.strass-syndicat.org/). Que c'est super réducteur cette image des prostituées comme "pauvres-victimes-qu'il-faut-sauver-de-cet-enfer". Parce que ce boulot peut AUSSI être un choix, pour des tas de raisons. (Et si je mets le "aussi" en capitales, c'est bien pour signifier que je ne suis pas du tout dans le trip prostitution = glamour, libération ou je sais pas trop quoi. C'est un thème complexe, surtout en France où la prostitution est légale mais le racolage interdit, et il y a de multiples situations différentes.)

En tout cas moi ça me gonfle un peu quand je lis "dans le fait d’être réduit(e) à l’état de toilette public, d’être violé(e), frappé(e) et que ce soit « normal », autorisé par l’argent", parce que ce qu'essaye de montrer "Elles", ou le Strass, ou le bouquin de Despentes dont j'ai parlé dans mon précédent commentaire, c'est que le boulot de prostitué(e) c'est pas que du sexe, et justement pas que du sexe violent ou un peu crade. Je cite Despentes : "Je ne sais pas si j'ai l'air gourde ou douce ou au contraire trop imposante, ou si simplement j'ai eu de la chance, mais par la suite ça s'est confirmé : les clients étaient plutôt affables avec moi, attentifs, tendres. Beaucoup plus que dans la vraie vie, en fait. Si mes souvenirs sont justes, et je crois qu'ils le sont, ce n'était pas leur agressivité qui était difficile à cotoyer, ni leur mépris, ni rien de ce qu'ils aimaient, mais plutôt leurs solitudes, leurs peaux blanches, leurs tristesses, leurs timidités malheureuses, ce qu'ils montraient de faille (…)" D'ou le : la prostitution, sous certains aspects c'est un métier du social. Ça n'a donc rien de glamour, tu vois, et c'est bien triste, mais pas pour les aspects que je te comprends présenter.

Puis tu dis "La prostitution, on peut en dire ce que l’on veut, selon moi, ça reste de l’assujettissement à une condition, qu’elle soit sociale, financière". Finalement c'est un peu l'argument, souvent entendu, du "la preuve que c'est un assujetissement, si elles avaient le choix elles se prostitueraient pas." Ben ouais, évidemment. Mais bon : la meuf qui épile des corps toute la journée chez Yves Rocher, ou celle qui se force à sourire et à dire des conneries 12h de suite pour vendre des mutuelles LMDE, tu crois que si elles avaient le choix elles arrêteraient pas aussi ? On est d'accord que prostitué(e) ça reste un job particulier ; il n'empêche que la plupart des gens se passeraient de travailler s'ils le pouvaient.
Par Maysaywidream le Vendredi 24 février 2012 à 11:10
Merci pour cet article Maud. Il m'en a rappelé un autre lu il y a deux-trois ans, où une étudiante expliquait comment elle en était arrivée à ce "job particulier". C'était hyper glauque parce qu'elle, en l'occurrence, elle n'était pas du tout dans une optique de "libération" mais de survie au quotidien. Je pense que c'est le cas pour l'écrasante majorité de ces filles.
Quand aux autres... Evidemment si elles affirment être très heureuses dans ce choix libre et "social", moi qui n'y connaît rien je peux dire ce que je veux, c'est délicat. Mais cependant je ne vois pas comment on pourrait ne peut pas sortir en partie détruite de ce commerce. Ne serait-ce que dans ses relations "vraies".
Enfin... sujet complexe comme ça a été dit plusieurs fois.
Par Vicente le Samedi 25 février 2012 à 0:41
En réponse à Leglandeur : Je comprend assez l'image que tu as de la prostitution plaçant les personnes prostituées comme psychologues de la rue accessibles aux plus esseulés, etc. C'est une image que l'on retrouve dans quelques films et qui est assez romanesque. Si ces personnes voulaient être écouté et avoir de l'aide, des psychologues et de nombreuses associations sont mis à disposition de chacun gratuitement. Aller leur parler, faire cette démarche peut être compliqué j'en conviens, mais pourquoi est-ce que ça serait plus facile d'aller voir une prostitués ? Simplement parce qu'il est plus facile de se confier à quelqu'un qui a nos yeux ne vaut pas grand chose, on ne craint pas son jugement.

Pour ce qui est de celles ou de ceux qui disent avoir choisi et être parfaitement libre de ce qu'ils font bon déjà le concept de liberté et plus particulièrement de libre choix est sujet à pas mal de polémique. De plus on peut voir ça comme un refus du statut de victime, l'alliage de différents dénis, un sentiment factice de contrôle, de vengeance ou de regain de valeur par l'argent, etc.

Je te propose deux liens qui pourrait t'intéresser sur ces thèmes : http://www.mouvementdunid.org/-Pour-en-finir-avec-les-cliches-
http://www.mouvementdunid.org/Psychologie-les-chemins-de-la

"Droits de l’Homme et prostitution sont incompatibles.

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 bannit la torture, l’esclavage, les traitements inhumains et dégradants [1]. Les mêmes affirmations fondent la Convention Européenne des Droits de l’Homme et d’autres textes internationaux.

Ces Droits sont bafoués à chaque instant dans la prostitution, que ce soit derrière les murs des bordels ou sur les trottoirs. Refuser la prostitution n’est pas une question de morale, mais bien de droits humains, de dignité, d’égalité, de justice.

Le fait que la sexualité soit partie prenante de ce débat le rend plus difficile à mener : les défenseurs des droits de l’homme peuvent craindre de passer pour des tenants de l’ordre moral ou de la répression sexuelle.

Pourtant, dans la prostitution, le sexe n’est rien d’autre que l’exercice d’un abus de pouvoir, par exemple du pouvoir de l’argent. Comment une société respectueuse des droits humains pourrait-elle s’accomoder du triangle odieux profiteur (proxénète) - abuseur (client) - marchandise (personne prostituée) ?"

Il pourrait être tentant de comparer prostitution et le fait de travailler d'un point de vue idéologique plaçant les exemples que tu as cité (la/le télévendeur/se, etc.) comme prostitués du capitalisme, sauf que se sont des métiers qui sont d'une intrusion moindre qui ne remettent pas en cause et ne perturbent pas les fondements de la personne (estime de soit, dégoût, etc.), ne la marginalisent pas et n'interfèrent pas dans sa vie social ou intime, etc.
Par Le Glandeur le Dimanche 26 février 2012 à 16:28
Bon Vicente, on n'est pas d'accord sur beaucoup trop de choses et je crois que ça ne sert pas à grand chose de continuer à squatter cette page commentaires du blog de Maud — même si le débat est intéressant.
J'ai lu avec intérêt - et curiosité - tes liens. (J'ai trouvé la page 'La prostitution en questions" un peu facile, les "clichés" balayés d'un revers de main avec des arguments ne tenant pas toujours la route. Par contre, en visitant le reste du site, la page "Qui sommes-nous ?", avec toute une liste de recommandations concrètes, est des plus intéressantes et ces analyses-là me semblent déjà beaucoup plus pertinentes.)
Je voulais juste dire un truc : je me méfie toujours de ce genre de gens qui disent mieux savoir que les personnes directement concernées, et je ferais davantage confiance à celles et ceux qui pratiquent l'activité de prostitué(e) pour parler de leurs conditions de travail, de leurs motivations, de leurs désirs ou de leurs peurs qu'à une asso extérieure, aussi louable ses ambitions soient-elles.
Par Vicente le Lundi 27 février 2012 à 18:19
Je suis assez d'accord avec toi concernant le dernier point que tu soulèves même si on est pas forcément capable de mettre les mots ou de vraiment saisir ou accepter la réalité, même la notre. J'ai assisté à pas mal d'entretien récemment et même en écoutant les gens parler dans la vie courante on sent parfois que quelque chose à leur sujet pouvant être responsable de leurs comportements et échecs à répétition peuvent leur échapper. Il n'y a pas forcément de liens de fait alors qu'il semble être "évident" (enfin y a jamais d'évidence, mais bon l'idée est là).
(Oui je suis d'accord mais je donne un argument allant dans l'autre sens, logique. enfin, c'est plus une forme de nuance qu'une contestation.)
 

crottes de chevrette

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