Chevrette Nomade

Il y a un an

Il ne se passait rien...

Vendredi 28 novembre 2008 à 19:28

"18 janvier 1606, un arrêt du Parlement de Paris décida que les mendiants seraient fouettés en place publique par les valets du bourreau ; de plus on leur mit une marque au fer rouge particulière (la lettre M) sur les joues, l’épaule ou le front , et, en vertu d’une ordonnance de 1602, on leur rasa la tête." (cité ici)

Aujourd'hui, c'est plus sympa : ils ne mendient plus, ils se contentent de mourir,

sur les trottoirs de la belle capitale, ou dans les bois autour....

Mais un cadavre, c'est sale ! ...

et çà la fout mal,

dans une belle capitale !

http://maud96.cowblog.fr/images/clochard.jpg

LE MENDIANT

Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre ; il s'arrêta devant
Ma porte, que j'ouvris d'une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C'était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l'homme et les joignant pour Dieu.
Je lui criai : « Venez vous réchauffer un peu.
Comment vous nommez-vous ? » Il me dit : « Je me nomme
Le pauvre. » Je lui pris la main : « Entrez, brave homme. »
Et je lui fis donner une jatte de lait.
Le vieillard grelottait de froid ; il me parlait,
Et je lui répondais, pensif et sans l'entendre.
« Vos habits sont mouillés », dis-je, « il faut les étendre,
Devant la cheminée. » Il s'approcha du feu.
Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu,
Étalé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l'âtre, et semblait un ciel noir étoilé.
Et, pendant qu'il séchait ce haillon désolé
D'où ruisselait la pluie et l'eau des fondrières,
Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions,
Sa bure où je voyais des constellations.

Victor Hugo, Les Contemplations (1856)
Par monochrome.dream le Vendredi 28 novembre 2008 à 20:29
Il n'y a rien à ajouter. Il faut "faire".
Quelques bisous pour ton moral, et d'autres pour la motivation...
Par Le-VIOC le Vendredi 28 novembre 2008 à 21:46
suis pas d'accord avec toi t'es dur là
on fait un max pour ces pauvres gens
certains ne veulent rien savoir pour se réchauffer
dans un endroit couvert
ils préfèrent rester dehors et on ne peut les porter,
que les décider aimablement à rejoindre un centre d'accueil
faut-il en venir à la force pour leur survie?
gros 88
Par Le-VIOC le Vendredi 28 novembre 2008 à 22:37
t'énerves pas tu vas trembler et transpirer ^^
leurs commentaires sont d'un autre age !!
GRrrrrrrrrrrrrrrr ^__^
bisous 88
Par dev.ious le Samedi 29 novembre 2008 à 4:59
C'est drôle, avant même de lire le petit poème que tu as cité, j'ai su qu'il serait question de Victor Hugo. Avec l'Hiver qui approche a grand pas, les mendiants souffriront... :(
Par JazzyScoop le Samedi 29 novembre 2008 à 12:26
Je ne connaissais pas ce poème là de Victor Hugo mais comme tout Victor Hugo, il est très bien écrit.
Par contre je ne suis pas tout à fait d'accord avec le commentaire de Le-VIOC parfois on leur propose des logements sauf qu'ils sont vraiment insalubres et résultat le toit leur tombe presque sur la tête alors je comprends que certains préfèrent rester dehors !
Par JazzyScoop le Samedi 29 novembre 2008 à 12:27
"bug ai pas pu mettre la fin du com"
même si c'est vrai que l'hiver sera rude pour eux les pauvres.
Par Plaiethore le Samedi 29 novembre 2008 à 12:40
Dans ma ville, il devient très difficile de voir mourir les pauvres hères, les bancs publics étant plus que clairsemés, surtout sur les places publiques où en bordure des grandes chaussées.
Notre maire a fait vœu également de propreté pour la ville et pour la conscience de ses administrés.

La nuit, à l'heure où les âmes pressent le pas, les trottoirs obscurs deviennent friches mortuaires de bâtis de cartons qui se disloquent dés l'aube arrivée, et les porches des maisons sont devenus des cimetières que l'on nettoie à grands coups de jets d'eau au petit matin.
Par Plaiethore le Samedi 29 novembre 2008 à 12:41
Et le Vioc, y dit que des conneries...
Par rien.a.voir le Samedi 29 novembre 2008 à 16:33
T'facon on parle d'eux qu'en hivers et ça me saoul ! Soit on arrête de jouer les tristes qu'en hivers, soit on en parle et on les aide à l'année.
Par Le-Gabier le Samedi 29 novembre 2008 à 19:42
Ah ben non, ils vont pas se bouger dans un centre d'accueil : ils doivent y faire leur lit, nettoyer derrière eux, ne peuvent pas fumer ni picoler de gros rouge qui tâche. Manquerait plus qu'on les fasse dormir dans des chambres communes !

Alors certes, il y a certainement des centres peu salubres, mais je ne crois pas qu'une municipalité propose de loger des gens dans des bâtiments "jenga". Je suis peut-être médisant avec ces sans abris, mais je pense que c'est surtout d'eux que tout dépend.
Comme l'a dit Sarkozy (et Dieu sait que je suis rarement d'accord avec ce monsieur), on leur propose de venir dans un endroit chauffé ; après, c'est à eux de choisir s'ils veulent y aller ou mourir dehors. Si ils ont envie de s'en sortir, ils accepteront le logement.

Enfin bon, il y a bien des choses qui entrent en compte là dedans aussi, et on n'en connait pas assez sur tous les sujets pour donner un avis vraiment objectif.
Par naftaline le Dimanche 30 novembre 2008 à 10:23
d'accord avec "rien à voir"

Il y a à lens un sdf dans la grande rue principale, il est là depuis 9ans. toujours à la même place, son chien est mort récemment. un pauvre homme sous un petit toit de magasin.

Une pensée pour lui.
 

crottes de chevrette

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